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Ouèssè : quand une bévue sanglante scelle le destin d'un commando de braqueurs
Par Esdras C. HOUÉGNON • 05/09/2026
La Police républicaine a porté un coup d'arrêt définitif aux agissements d'un quatuor de malfaiteurs opérant à Affoutoufadji, au cœur de l'arrondissement de Gbanlin. C'est l'imprudence tragique de l'un des assaillants, blessant grièvement son propre complice lors d'un raid nocturne, qui a précipité la chute de toute la bande.
L'audace d'un fermier face au feu ennemi
Les événements se sont noués au cours de la nuit du 2 au 3 septembre 2026, aux alentours de deux heures du matin, lorsqu'un trio armé a pris pour cible l'exploitation d'un agriculteur local. Alerté par le vacarme de ces visiteurs indésirables cherchant à forcer son domicile, le maître des lieux a fait preuve d'un sang-froid peu commun : il a franchi son seuil, coupe-coupe au poing, pour faire face à ses agresseurs.
Une empoignade d'une vive violence s'est immédiatement engagée. Déterminé à défendre son bien, le fermier est parvenu à frapper l'un des assaillants avec son arme blanche. Piqué au vif par cette ténacité inattendue, un second braqueur a fait parler la poudre au moyen d'un fusil de fabrication artisanale. Mais dans le chaos de l'affrontement, le tir s'est avéré désastreusement imprécis : la décharge a atteint de plein fouet l'un de ses propres acolytes.
Une fuite précipitée avant la traque policière
Bénéficiant de la stupeur engendrée par ce tir amical, l'agriculteur a réussi à s'esquiver pour donner l'alerte. À son retour, épaulé par les riverains, les criminels s'étaient déjà volatilisés, non sans avoir fait main basse sur une enveloppe de 140 000 francs CFA et deux téléphones portables.
Promptement saisis de l'affaire, les forces de l'ordre du commissariat de Gbanlin ont passé le théâtre des événements au peigne fin, y découvrant des empreintes sanglantes et deux étuis de calibre 12.
Un dénouement sous forme de jeu de dominos
L'investigation minutieuse de la police a rapidement porté ses fruits jusqu'à la localité voisine de Tozoumè, où le suspect touché recevait des soins dans la plus stricte discrétion. Interpellé dans sa cachette aux côtés de deux acolytes, le blessé a vu le réseau de preuves se refermer sur lui.
Sous le poids des pièces à conviction, les prévenus ont rapidement livré le nom du cerveau de l'opération, appréhendé à son tour. Les perquisitions ultérieures ont permis de recouvrer l'intégralité du butin ainsi que l'arme du crime, soigneusement dissimulée sous terre au milieu d'une parcelle agricole.

